Les salaires des fonctions commerciales et marketing en hausse en 2018

Portées par un contexte économique favorable, les entreprises françaises ont été plus généreuses que les années précédentes en termes de rémunération des fonctions commerciales et marketing. Une hausse nette de près de 3 % des salaires a été enregistrée. Et le phénomène haussier devrait même se maintenir en 2019 alors que la transformation digitale des entreprises est devenue une nécessité stratégique.

Les fonctions marketing mieux rémunérées en 2018

En 2018, il fait bon travailler dans le marketing. Le dernier baromètre Expectra sur les salaires des cadres du secteur du commerce et du marketing le prouve clairement : les rémunérations ont connu une belle hausse de près de 3 % en une année seulement.

Un phénomène qui trouve son origine à plusieurs niveaux. Le contexte économique hexagonal favorable, poussé par une croissance de 2,2 % en 2017 et de l’ordre de 1,8 % en 2018, a généré davantage de confiance en l’avenir de la part des entreprises et a généré également davantage de résultats. Les employeurs ont donc été plus enclins à mettre la main à la poche sur fond de carnets de commandes plus fournis.

Aussi, les entreprises de tout secteur sont en pleine phase de transformation digitale avec comme conséquence la nécessité de s’adjoindre les services de responsables marketing, chefs de projet digital, experts social media, responsables de la relation client, community managers et autre experts en nouvelles technos… Sauf que de tels profils se font rares. Et comme ce qui est rare est cher, il a bien fallu appâter les candidats avec des rémunérations plus alléchantes qu’auparavant.

Des progressions de salaires importantes selon les métiers

Le baromètre d’Expectra fait ressortir une hausse moyenne, mais en y regardant d’un peu plus près, certaines fonctions tirent mieux leur épingle du jeu. C’est le cas du chef de projet webmarketing, un profil tendu, difficile voire laborieux à recruter. Résultat : le salaire médian tourne actuellement aux alentours de 39 900 euros bruts, soit une hausse notable de +9,5 % en une année seulement.

Au sein des fonctions commerciales également, certains profils ont bénéficié d’un coup de pouce important. Le responsable commercial et le responsable de la relation client – tous deux très prisés – ont respectivement vu leur salaire augmenter de +5,8 % et de +5,5 %.

A l’arrivée, le salaire médian annuel d’un responsable commercial s’établit en 2018 à 45 890 euros brut. Celui du responsable de la relation client n’est pas en reste avec non moins de 42 430 euros bruts annuel en moyenne.

Quelle sera la tendance pour 2019 ?

Est-ce que l’année 2019 emboîtera la pas à 2018 ? Les salaires des fonctions commerciales et marketing vont-ils stagner ou poursuivre leur augmentation ?

Une chose est d’ores et déjà sûre : le CRM manager et le responsable e-commerce bénéficieront de rémunérations en hausse. Car l’année 2019 sera marquée par une belle croissance générale du secteur du numérique et du digitale, de l’ordre +4 %. Aussi, selon l’étude réalisée par Page Personnel, toutes les fonctions qui y sont liées, de près ou de loin, auront droit à des hausses régulières de leur salaire. La mise en place de la RGPD, l’explosion de l’IA, de même que celle de la réalité virtuelle et augmentée ou encore le focus des entreprises sur l’UX – expérience utilisateur – sont autant de grands thèmes que les entreprises prendront à bras le corps. Elles devront nécessairement étoffer leur effectif, et le levier de la rémunération reste à ce jour un puissant argument pour y parvenir.

Le nouveau cadre légal du télétravail en France

Particulièrement apprécié de la part des salariés – 96% estiment qu’il développe le bien-être professionnel -, le télétravail est une option de plus en plus utilisée dans l’entreprise. L’an passé en France, plus de 17 % des salariés ont télétravaillé au moins une journée par semaine. Considéré comme une « véritable révolution » pour 71 % des actifs selon l’enquête réalisée par Kronos sur la question, le télétravail a fait l’objet d’une redéfinition de son périmètre législatif afin de le faciliter.

Le télétravail plus simple à mettre en place pour l’entreprise

Face à l’engouement des salariés et des entreprises pour le télétravail, le gouvernement a mis en place un nouveau cadre légal, plus souple, moins contraignant et qui continue de garantir les droits de l’employé.

C’est le cas des ordonnances dites « Macron » datant de septembre 2017 et en particulier de l’article 21 de l’ordonnance relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail. Selon cet article, un simple accord collectif suffit dorénavant pour proposer la mise en place du télétravail dans l’entreprise. Exit donc la rédaction obligatoire d’un avenant au contrat de travail voire la création d’un contrat de travail ad hoc. Et dans la mesure où aucun accord collectif n’est présent, l’employeur dispose tout de même d’une autre solution en rédigeant une charte interne à l’entreprise.

Que cela soit un accord collectif ou une simple charte, plusieurs éléments sont nécessairement définis :

  • les conditions du passage au télétravail et les conditions pour y mettre un terme

  • les modalités d’acceptation de la part des salariés

  • les modalités du contrôle du temps de travail de la part de l’employeur

  • les plages horaires durant lesquelles l’employé peut être contacté par l’employeur

L’autre grande nouveauté réside dans le fait qu’en cas d’absence d’accord collectif ou de charte, il est toujours possible de télétravailler. Pour cela, un simple échange d’emails entre le salarié et l’employeur suffit pour formaliser l’opération. Précision toutefois : il s’agit dans ce cas précis d’un télétravail occasionnel.

Le télétravail plus simple pour le salarié également

Si du côté de l’entreprise le télétravail est désormais plus simple à instaurer, du côté du salarié également on note une réelle évolution du cadre légal. Car si un salarié demande à son employeur de télétravailler, le refus de ce dernier doit obligatoirement être motivé par des arguments concrets, factuels, tangibles. Sinon, la demande est automatiquement acceptée.

Les droits du salarié sont par ailleurs maintenus puisqu’il conserve la totale liberté de choisir ou non de télétravailler. Un salarié peut ainsi – à l’envie – refuser de télétravailler.

En parallèle, ses droits sont renforcés. Il est à présent formellement stipulé dans la loi que tout télétravailleur bénéficie des mêmes droits que tout autre salarié officiant dans les locaux de l’entreprise. Un aspect important notamment en termes d’accident de travail ou d’arrêts maladie par exemple.

Ce nouveau cadre légal rend le télétravail plus simple et rapide à mettre en place. Il répond ainsi à une forte attente des entreprises et des employés. D’autant que les avantages de la formule sont bien réels : une productivité augmentée de 22 %, une augmentation du temps de travail de près de 3 % et une diminution du nombre de jours d’arrêts maladie par an de plus de 5 jours.

Comment réussir avec succès son expatriation ?

Afin de réussir son expatriation de la meilleure façon qui soit, plusieurs démarches sont à réaliser en France et dans le pays de destination. Assurance, document de voyage, santé, prévoyance… Ne rien laisser au hasard permet de s’expatrier l’esprit tranquille. Comment réussir avec succès son expatriation ? Suivez le guide !

Choisir une couverture d’assurance adaptée

Si la France possède l’une des meilleures couverture santé au monde, ce n’est pas forcément le cas ailleurs. C’est pour cette raison qu’il est très vivement conseillé de se rapprocher de son assurance française afin de mettre en place une couverture adaptée. Adaptée au pays, adaptée à sa situation professionnelle, à sa situation familiale. Ainsi, aux USA et au Japon par exemple, l’expatrié est obligé de souscrire au régime local mais il a la possibilité d’étendre sa couverture mutuelle complémentaire française. Ce qui d’ailleurs se révèle plus que judicieux.

Vérifier ses documents officiels

Le passeport est le document incontournable pour s’expatrier. Car en dehors de l’UE, il est obligatoire. Dans certains pays, sa durée de validité doit être suffisante pour passer la frontière. Un visa de travail peut également être requis en fonction de la destination. Les sites web des ambassades permettent de connaître les obligations en la matière.

Aussi, la question du permis de conduire est à aborder Sur ce point également, tout dépend du pays. Dans certains pays d’UE, le permis français suffit tandis que dans d’autres il est valable uniquement quelques mois. Et certains pays exigent même l’obtention d’un permis de conduire international quand d’autres encore exigent de passer le permis local.

Se mettre en règle avant de partir

S’expatrier pour une période relativement longue suppose d’effectuer plusieurs démarches administratives en France. Il faut ainsi résilier l’intégralité de ses contrats et abonnements : téléphonie, Internet, contrat de gaz, d’électricité, d’eau.. Sans oublier bien entendu de donner congé à son propriétaire dans le cadre d’une location. La résiliation d’un bail doit se faire dans les règles et un préavis de trois mois doit être donné.

Aussi, il est impératif d’avertir toutes les administrations françaises de son départ : caisse de retraite, mutuelle, CAF…Faute de quoi, c’est l’imbroglio administratif assuré !

Le volet fiscal et social

En s’expatriant, le statut fiscal peut soit changer et devenir celui du pays de destination ou bien demeurer le même. Pour continuer d’être affilié au régime fiscal français, il faut que l’un ou plusieurs de ces critères soit remplis: avoir des intérêts économiques en France, conserver sa résidence principale en France ou encore conserver son foyer en France.

Aussi, prévoir une protection sociale adaptée et performante est essentiel. La couverture d’assurance-maladie de même que la continuation des droits en matière d’assurance chômage doivent être maintenues. Dans le cas d’une expatriation, on devient de fait rattaché au régime sociale du pays d’accueil. Mais pour continuer de bénéficier du même niveau de couverture qu’en France, il est vivement recommandé d’adhérer à la Caisse de Français à l’Etranger pour l’assurance-maladie et l’assurance-vieillesse (retraite).

Enfin, même s’il ne s’agit pas d’une obligation, s’inscrire auprès du consulat de France dans le pays de destination permet de bénéficier le cas échéant d’une protection juridique francophone.